Bien être animal

Pavillon des bovins.

Comment améliorer le bien-être animal ?

Comment améliorer le bien-être animal ?

Le bien-être des animaux ne doit pas être négligé pendant son élevage. Seulement, la nature intensive de leur mode de nourrissage ne semble pas laisser place à de bonnes conditions. Bien au contraire, la pratique est guidée par des impératifs de quantités dès l’élevage jusqu’à l’abattage. Quelles sont les actions à entreprendre pour améliorer le bien-être animal ? Quel est l’impact d’un meilleur traitement des bêtes sur leur consommation ? Revue de détail.

Le bien-être de l’animal impacte-t-il les consommateurs ?

Il est nécessaire pour les éleveurs de veiller au bien-être de leurs animaux, car un mauvais traitement a des impacts négatifs sur la qualité du produit. Pourquoi ? Parce qu’une production intensive utilisant des méthodes intensives augmente les risques de maladies ou d’épidémies. Suite à ces maladies, ils sont soumis à des soins vétérinaires à base d’antibiotiques. Et la protéine animale qui en découle devient de mauvaise qualité, voire même dangereuse pour les consommateurs.

Entre autres, la contamination des animaux transmet les agents pathogènes aux consommateurs. Donc soit les produits sont souillés, soit la qualité de la protéine animale ne respecte pas les normes. D’ailleurs, ces produits ayant un faible apport nutritionnel favorisent certaines maladies, tels que le diabète, l’obésité, les maladies cardiaques ou le cancer.

Selon le rapport de l’ONG CIWF avec l’IFOP France, 85 % des Français veulent réduire leur consommation de protéine animale. D’un autre côté, la tendance flexitarisme, un mode de consommation réduisant les protéines animales en les remplaçant par celles d’origines végétales se développe progressivement. Ce sont autant de considérations qui ont entraîné des modifications dans la pratique des éleveurs.

En quoi consiste le bien-être animal ?

Elevage animal

Le « bien-être animal » prend en compte la sensibilité. Le concept considère que les bêtes ne doivent plus subir de pratiques d’élevages nocifs pour leur santé physique et psychique. Les mauvais traitements qui leur sont infligés entraînent de la douleur, de l’ennui ou du stress et nuisent à la qualité de la production. De plus, le rapport de masse de viande, d’œuf, ou de lait, ayant recours à des avancées génétiques et techniques va également à l’encontre d’un élevage durable.

La solution d’après l’OIE (Organisation mondiale de la santé animale) repose sur la conscience collective des acteurs du secteur élevage à respecter une norme de production. À cet effet, l’organisation intergouvernementale veille minutieusement au respect des 5 libertés des animaux par les producteurs.

  • L’animal ne doit pas avoir faim ou soif ;
  • Son élevage se fait dans un espace confortable ;
  • Il ne doit pas souffrir de douleur à cause d’une maladie ou d’une blessure ;
  • Il est libre d’adopter des comportements de son espèce dans un environnement adapté ;
  • L’éleveur doit lui éviter les souffrances mentales à cause de la peur ou de la détresse.

Quelles sont les actions à entreprendre pour améliorer le traitement des animaux ?

Au niveau des éleveurs

L’amélioration du traitement des animaux concerne plusieurs acteurs, notamment les éleveurs, les transporteurs, les employés d’abattoir, les vétérinaires et les techniciens d’élevages. Le gouvernement a élaboré une stratégie engageant la responsabilité de ces producteurs à partir d’une charte de bonnes pratiques. Cette charte regroupe des indicateurs pour mesurer le bien-être de l’animal à travers les 5 libertés de l’OIE. Ce qui mènerait selon le souhait de 96 % de Français à l’étiquetage des produits de l’élevage à l’avenir.

Au niveau des consommateurs

Le comportement idéal pour le consommateur est de combler son besoin nutritionnel en protéine par des légumineuses. En outre les pois chiches, graines de quinoa, les haricots ou les céréales sont des meilleurs alternatifs à la protéine animale. Dans le cas où la consommation de viande ou d’autre produit est inévitable, opter pour des viandes biologiques, des œufs plein air notamment, celui du Label Rouge.

Images : fondation-nature-homme.org ; lesechos.com

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