5 conseils pour une alimentation saine et vivante

alimentation saine et vivante

1- Mangez frais.
Manger cru ne veut pas forcément dire manger frais et vivant.  Assurez-vous de ne pas trop manger d’aliments « concentrés » tels les fruits séchés (même réhydratés), les noix et graines crusinées sous quelques formes que ce soit, les craquelins et pains. Mettez l’emphase sur les fruits et les légumes ainsi que sur les germinations.

Appliquez le principe 80-20. 80% en aliments crus et vivants, 20% en aliments concentrés. Cela couvrira amplement tous vos besoins quotidiens en protéines et autres nutriments.

2- Mangez mûr.
Le but ultime de l’alimentation crue et vivante est d’alcaliniser l’organisme afin d’en maintenir l’équilibre optimal (homéostasie). Assurez-vous de consommer les fruits et légumes mûrs, du moins le plus possible. Lorsqu’ils ne le sont pas suffisamment, ces derniers peuvent être extrêmement acidifiants pour notre organisme, au même titre que la viande et les produits laitiers.

Un bon truc pour faire mûrir : mettez des bananes dans un sac en papier ainsi que le fruit ou légume qui a besoin de mûrir. Fermez le sac quelques heures, voire une ou deux journées complètes et vérifiez régulièrement le degré de mûrissement. Le gaz éthylène dégagé par les bananes accélère le processus de maturation.Et voilà comment avoir des fruits et légumes mûrs sous la main à l’année longue. Peut-on faire plus simple que ça?

3- Mangez vert.
Incorporez graduellement le plus de « vert » que vous pouvez dans votre assiette. Il n’y a pas de limite maximale.

Consommées sous forme de smoothies, jus, soupes et/ou salades, les verdures servent non seulement d’antioxydants (notre antirouille) fabuleux, mais elles aident à alcaliniser notre organisme. Disponibles à l’année dans nos supermarchés et elles sont souvent ce qui coûte le moins cher…

Faites des rotations de verdures, ne vous en tenez pas seulement aux épinards même si vous en raffolez. Car vous finirez très certainement par vous en lasser, pour ne pas dire par en être tout à fait dégoûté-e. Comme dans toute chose, la modération à bien meilleur goût.

Voici une petite liste non-exhaustive de ‘’vert’’, pour inspirer vos rotations : concombre, brocoli, épinards, bette-à-carde (blettes), aragula, pissenlit, toutes les salades, tous les choux verts traditionnels, kale, chou cavalier (collard au Québec), toutes les fanes comestibles telles celles des: carottes, panais, betteraves…etc.

Saviez-vous que la chlorophylle contenue dans les verdures aide l’estomac à atteindre, et maintenir, son taux de pH idéal? Lequel sert ainsi à bien fragmenter les aliments consommés, ce qui optimise l’absorption des nutriments par notre système digestif.

Sachez aussi que les poudres vertes vendues sous forme de supplément alimentaire sont une bonne alternative, mais rien ne remplacera une verdure bien fraîche. Donc… usez des deux!

4- Mangez des suppléments.
Une supplémentation en B12 est, de mon point de vue, obligatoire. Dans tout mode alimentaire ne comportant pas de viande, c’est un impératif. Il n’est pas nécessaire non plus d’en faire une obsession, sachant que ça prend au moins 5 ans à notre organisme avant d’en être carencé.

Alors, faites une rotation régulière, à l’année, de suppléments alimentaires qui contiennent toutes les vitamines, minéraux et plein d’antioxydants.Pourquoi? Tout simplement afin de vous assurer de ne pas faire de carence d’aucune de ces vitamines et minéraux. Car cela va nuire à l’assimilation des autres nutriments.N’oubliez jamais le principe de la chaîne qui a la force de son maillon le plus faible!

5- Mangez sans culpabilité.
Ne faites pas de votre alimentation une religion. Manger doit rester un plaisir sain au même titre que de boire lorsque l’on a soif.

Alors que vous choisissez de cheminer, à votre rythme svp, vers une alimentation saine, crue et vivante, il est normal d’avoir des réminiscences alimentaires, des envies bien spécifiques pour lesquelles vous craquez ou pas. Oui, raisonnablement, il est bien d’y résister afin de ne pas bifurquer du chemin que vous avez choisi de parcourir.

Mais saviez-vous que le stress engendré par votre combat interne, peut vous nuire plus que le « mauvais » aliment en question… si vous en faites une obsession. Tout est dans l’art de gérer ce stress. Évidemment, que cela ne vous serve pas d’excuse pour dévier à chaque fois!

Mais si vous cédez à votre envie, accordez-vous suffisamment de crédit et de reconnaissance, de compréhension, de fierté et d’amour personnels pour apprécier le chemin que vous avez franchi jusqu’à présent, au lieu de focaliser sur votre écart de parcours.

De plus, un bon moyen pour éviter le stress alimentaire est de mettre l’emphase, non pas sur « est-ce que ce que je mange est conforme au régime crudivore? », mais plutôt sur « est-ce que mon repas est équilibré? ». Avez-vous tout ce qu’il faut dans votre assiette pour assurer à votre corps un bon fonctionnement? Focalisez sur la qualité des aliments que vous ingérez. Soyez en paix avec votre assiette.

Si vous stressez à propos de votre alimentation, vous n’êtes pas dans un cheminement sain.

La route vers une alimentation crue et vivante est un travail en progression constante. Alors pourquoi vous soumettre à une trop grande pression immédiate?

Faites du mieux que vous pouvez et vivez consciemment chaque moment qui passe, les bons comme les moins bons. Appréciez le fait d’être en vie et de pouvoir choisir la vie que vous voulez!

On ne le dira jamais assez. Manger cru et vivant, ce n’est pas un régime, c’est un art de vivre! … en accord avec la nature, en santé, heureux, et surtout, sain et vivant-e!

Commentaires

  1. christine Harmant a écrit

    Je suis contente de lire tes préceptes tout en sirotant mon smootie.
    J’apprends grâce à tes connaissances à mieux m’alimenter. J’aime.
    Bonne soirée….

  2. a écrit

    actuellement, je suis quasiment végétalienne, l’alimentation crue m’intrigue mais je m’y intéresse, j’aimerais manger plus cru, peut-être un jour je deviendrai crudivore qui sait?ah oui euh j’ai fait une soupe crue au blender l’autre jour(poivron, concombre, tomate, pignons, basilic)et on a eu du mal à le digérer, le goût était bon mais la texture…bof!vous n’auriez pas un conseil svp?

  3. a écrit

    Coucou Azalaïs! :)
    Difficile de te conseiller par rapport à la texture de ta soupe. Qu’est-ce vous n’avez pas aimé?
    Trop liquide, pas assez? Trop grumeleuse, pâteuse? Enfin tu vois l’embarras.

    Pour la mauvaise digestion, j’ai remarqué que les gens qui commencent à manger plus de cru, ont de la difficulté à digérer les poivrons. Très souvent c’est dû à la peau et les membranes blanchâtres à l’intérieur. Ça passe au bout d’un certain temps.
    Il faut savoir aussi que les pignons de pin comptent parmi les noix les plus grasses… Peut-être que le mélange des deux a été ardu sur vos foies.

    Le conseil que je donnerais, c’est de commencer par des recettes que l’on connaît. Soupe froide de concombres, de cerises ou encore une gaspacho version santé.

    Des recettes avec lesquelles on (re)noue avec le cru et avec lesquelles on se donne confiance.

    Et petit à petit, changer ou ajouter un ingrédient, par exemple dans la soupe de concombre, faire moitié-moitié avec du fenouil? Et surtout, ne pas hésiter à mettre des épices!

    J’espère t’avoir éclairée un petit peu… Bonne journée! :)

  4. marie-france a écrit

    Bonjour Nathalie dis moi comment fais tu pour adoucir le goût du choux ds tes jus s’il n’est pas bon de le combiner avec un fruit (souvent une pomme ou mangue que j’aime beaucoup
    Un grand merci
    Marie-France

  5. a écrit

    @Marie France

    Le choux vert peut-être amer au gout – tu peux donc le rendre un peu plus sucré en le mélangeant avec un jus de carotte par example ou de betterave…

    ou tu peux essayer : jus de choux, feuilles de menthe, gingembre et tranches d’ananas…

    quand on dit qu’il faut mélanger les légumes à feuilles vertes avec des fruits mais pas les légumes racines ou autre genres types choux, cela concerne surtout les smoothies ou la fibre est conservé…

    si tu utilise un extracteur où la fibre est séparée, cela a moins d’incidence sur les combinaisons alimentaire et le tracas digestif que cela pourrait entraîner…

    Mik

  6. a écrit

    Bonjour Marie-France,

    Toutes mes excuses pour le délai de réponse… je viens tout juste de voir ce message! Aïe!

    Pour adoucir le goût du chou en jus, je met (comme Mike) des carottes et ou des betteraves qui ont un goût très sucré(attention à la glycémie si on y est sensible)… j’y vais aussi avec une pomme. La pomme est un fruit assez  »équilibrant ».
    L’idéal est d’éviter que le soufre du chou ne soit combiné à un sucre de fruit, parce que les résultats sont plutôt gazeux (voire hum… odorant). Bref, ça peut occasionner des ballonnements et autres inconforts gastriques.

    Ceci dit, je rajouterais aussi que s’il y a un problème d’hypothyroïdie, il ne faut jamais prendre des crucifères crus, seulement cuits. Je le spécifie, ne sachant pas si ça s’applique à toi. ;)

    Bonne journée! :)

  7. a écrit

    Merci pour ces précieux conseils, surtout pour le n°4 que les gens ont tendances à oublier ce qui peut entrainer pas mal de carences :)

    Vraiment chouette ton blog !

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